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El tiempo vuela - Le temps passe vite

Dernière mise à jour : 15 nov. 2024

“El tiempo va de ida y va sin ruta de regreso”

El tiempo vuela. Desde pequeños, nos perdemos en el anhelo de un futuro mejor, esperando ser “más grandes” para poder hacer, para tener más control, para ser realmente quienes queremos ser. Luego, en la escuela o en el trabajo, el deseo cambia, y comenzamos a vivir esperando que llegue el fin de semana o las vacaciones para descansar, para sentir que realmente estamos “aprovechando” el tiempo. Así, nos pasamos la vida esperando el momento perfecto, un instante ideal que parece nunca llegar. La realidad es que el tiempo pasa, sigue su curso con o sin nuestra atención, y cada segundo que postergamos es un segundo que se nos escapa.

 

En psicología, sabemos que vivir esperando es vivir en un continuo aplazamiento del presente, como si el ahora no fuera lo suficientemente valioso para ser vivido. A veces olvidamos que el único momento en el que podemos actuar es hoy. Ni el pasado ni el futuro están bajo nuestro control. El pasado, con sus heridas y alegrías, ya fue, y el futuro, con todas sus promesas e incertidumbres, es solo una posibilidad. El tiempo que vuela no espera; nos invita a tomar decisiones en el presente, a dejar de depender de un “algún día” para comenzar a movernos, a decir lo que sentimos, a hacer lo que necesitamos hacer.

 

En consulta, muchos llegan con la idea de que “el tiempo lo cura todo”, como si el simple paso de los días pudiera sanar. Pero el tiempo por sí mismo no cura; es lo que hacemos con ese tiempo lo que marca la diferencia. Lo que sana no es dejar pasar los días, sino lo que decidimos hacer en ellos: procesar, sentir, entender, cuidar de nuestras emociones. A veces, lo que necesitamos es aprender a darnos el permiso de descansar cada día, en lugar de esperar a que el cansancio se acumule hasta el fin de semana o las vacaciones. Esto significa aprender a escuchar nuestro propio ritmo, a darnos tiempo y, al mismo tiempo, a aprovecharlo.

 

Cada persona tiene su propio compás, su manera única de percibir el paso del tiempo. No todos vivimos al mismo ritmo, y cada experiencia, cada historia personal, le da un sentido particular al tiempo que pasa. Para algunos, el tiempo parece una ráfaga que apenas pueden sostener; para otros, el tiempo parece estancarse, especialmente cuando están atrapados en experiencias difíciles. Aprender a respetar este ritmo personal es esencial para vivir de forma genuina y plena.

 

Aún así, aceptar que el tiempo vuela no significa que podamos controlarlo totalmente. No siempre elegimos las circunstancias, pero sí podemos elegir cómo responder ante ellas. Podemos decidir si dejamos que el tiempo se escape o si lo convertimos en un espacio de acción y de sentido. Podemos decidir vivir con conciencia, construyendo momentos en los que el tiempo no solo pase, sino que nos enriquezca. Aprovechar el tiempo no implica vivir a toda prisa, sino encontrar un equilibrio entre hacer y darnos espacio para sentir. Así, el tiempo deja de ser solo una línea que avanza y se convierte en una experiencia que podemos moldear.

 

El tiempo, al final, es un compañero que no se detiene, y mientras vuela, tenemos la oportunidad de movernos con él, de hacerlo nuestro aliado, de elegir que cada instante tenga un valor en nuestro camino. Vivir así es decidir que el tiempo no solo se nos escape, sino que, en cada segundo, encontremos la posibilidad de vivir una vida más plena, consciente y auténtica.


 


« Le temps part et ne revient jamais en arrière. »

Le temps file. Depuis notre enfance, nous nous perdons dans le désir d’un avenir meilleur, en attendant d’être « plus grands » pour pouvoir agir, avoir plus de contrôle, et être réellement qui nous voulons être. Ensuite, à l’école ou au travail, ce désir change, et nous commençons à vivre dans l’attente du week-end ou des vacances pour nous reposer, pour avoir l’impression de « profiter » réellement du temps. Ainsi, nous passons notre vie à attendre le moment parfait, un instant idéal qui semble ne jamais arriver. La réalité, c’est que le temps passe, suit son cours avec ou sans notre attention, et chaque seconde que nous remettons à plus tard est une seconde qui nous échappe.

 

En psychologie, nous savons que vivre en attendant, c’est vivre dans un report continuel du présent, comme si l’instant actuel n’était pas suffisamment précieux pour être vécu. Parfois, nous oublions que le seul moment où nous pouvons agir, c’est aujourd’hui. Ni le passé ni le futur ne sont sous notre contrôle. Le passé, avec ses blessures et ses joies, n’est plus là, et le futur, avec toutes ses promesses et incertitudes, n’est qu’une possibilité. Le temps qui file ne nous attend pas ; il nous invite à prendre des décisions dans le présent, à cesser de dépendre d’un « un jour » pour commencer à avancer, à dire ce que nous ressentons, à faire ce que nous avons besoin de faire.

 

En consultation, nombreux sont ceux qui arrivent avec l’idée que « le temps guérit tout », comme si le simple passage des jours pouvait soigner. Mais le temps, en lui-même, ne guérit pas ; c’est ce que nous faisons de ce temps qui fait la différence. Ce qui guérit, ce n’est pas de laisser passer les jours, mais ce que nous décidons de faire pendant ces jours : travailler, ressentir, comprendre, prendre soin de nos émotions. Parfois, ce dont nous avons besoin, c’est d’apprendre à nous donner le droit de nous reposer chaque jour, plutôt que d’attendre que la fatigue s’accumule jusqu’au week-end ou aux vacances. Cela signifie apprendre à écouter notre propre rythme, à nous donner du temps tout en apprenant à en tirer parti.

 

Chacun a son propre tempo, sa façon unique de percevoir le passage du temps. Nous ne vivons pas tous au même rythme, et chaque expérience, chaque histoire personnelle, donne un sens particulier au temps qui passe. Pour certains, le temps ressemble à une rafale qu’ils peuvent à peine saisir ; pour d’autres, le temps semble stagner, surtout lorsqu’ils sont pris dans des expériences difficiles. Apprendre à respecter ce rythme personnel est essentiel pour vivre de manière authentique et pleine.

 

Cependant, accepter que le temps passe ne signifie pas que nous pouvons totalement le contrôler. Nous ne choisissons pas toujours les circonstances, mais nous pouvons choisir comment y répondre. Nous pouvons décider de laisser le temps s’échapper ou de le transformer en un espace d’action et de sens. Nous pouvons décider de vivre en pleine conscience, de construire des moments où le temps ne fait pas que passer, mais nous enrichit. Profiter du temps ne signifie pas vivre à toute vitesse, mais trouver un équilibre entre agir et se donner l’espace pour ressentir. Ainsi, le temps cesse d’être une simple ligne qui avance et devient une expérience que nous pouvons modeler.


Le temps, au final, est un compagnon qui ne s’arrête jamais, et tandis qu’il file, nous avons l’opportunité de bouger avec lui, de le rendre notre allié, de choisir que chaque instant ait une valeur sur notre chemin. Vivre ainsi, c’est décider que le temps ne nous échappe pas seulement, mais qu’à chaque seconde, nous trouvons la possibilité de vivre une vie plus pleine, consciente et authentique.


 
 
 

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